Le matin, nous retrouvons tous nos compagnons arrivés par le train organisé par les Amis de la Terre. Les anti-nucléaires sont là, tout de jaune vêtus dans cette marée bleue, banderole à la main, gilets jaunes sur le dos et masques sur le visage. Premier réflexe : retirer vos masques, c’est interdit. L’équipe est échaudée, notre ami Jocelyn est toujours en cabane et à cette heure-là, nous ne savions pas ce qu’il adviendrait de lui. 10H sonne, le départ pour la grande vague bleue va démarrer. Bonne humeur chez les manifestants qui demandent aux négociateurs de s’engager à Copenhague. Le bloc anti-nucléaire est visible mais hélas, très petit et plutôt mal organisé. Il faudra faire mieux cet après-midi.
Vers midi, nous rejoignons notre QG ; il faut réunir le matériel : la banderole de tête et les petites banderoles, les drapeaux, les tracts, les gilets et affiches....et surtout les autocollants. Franc succès du côté des autocollants. Notre troupe part pour Hojbro Plads où le bloc anti-nucléaire a RDV à 13h. La place est déjà bondée quand on arrive. La masse gonflera jusqu’à devenir une troupe dense. Départ de la manifestation autour de 14h. Jean-Yvon, dans le staff des organisateurs, s’agite pour nous donner des consignes sur notre place dans la manifestation. En fait, la densité du cortège ne permet aucun mouvement : le bloc anti-nucléaire restera où il est. Lyonnais, parisiens, lillois, les militants français du réseau sont là, mobilisés et dynamiques, clamant le slogan de la campagne « Don’t nuke the climate ». A 16h, les rues sont plongées dans l’obscurité. La rumeur des blacks blocs a fait le tour du cortège. Des barrages de policiers sont partout présents. A 17h, nous arrivons au Bella Center. La fatigue et le froid ont engourdi nos membres mais nous ressentons tous un sentiment de satisfaction d’être là, ce 12 décembre 2009, dans les rues de Copenhague, à réclamer un accord ambitieux et équitable pour une réduction des émissions de CO2 et la lutte contre le réchauffement climatique.